Céline BRULIN, vice-présidente en charge de la santé au Conseil Régional de Haute-Normandie interpelle le Directeur de L’ARS sur les problématiques liées à la sur-occupation dans les services d’hospitalisation de CH du Rouvray.

« Monsieur le Directeur,

Je viens de recevoir une délégation des personnels de l’hôpital du Rouvray lesquels m’ont fait connaître les difficultés dont ils vous ont informé et pour lesquelles ils renouvellent, par mon intermédiaire, leur souhait de vous rencontrer.

Depuis février 2011, ils vous demandent, ainsi qu’à leur direction, quelles solutions vous escomptez mettre en œuvre pour répondre au problème de sur-occupation des services d’hospitalisation. Depuis des mois des lits supplémentaires s’ajoutent aux…lits déjà ajoutés, seule réponse actuelle aux nécessités d’admission de patients toujours plus nombreux et vous en connaissez comme moi les raisons.

En conséquence, le CHR enregistre toujours plus d’entrées sans qu’aucun moyen supplémentaire, ni matériel, ni humain, ne lui soit attribué en contrepartie. Cette situation subie génère une dégradation dangereuse de l’accueil et de la qualité des soins et entraine une aggravation des conditions de travail des personnels.

Ceux-ci m’évoquent, et j’ai tout lieu de penser comme eux, que la surdensité de patients engendre de véritables situations à risque par défaut d’attention ou de surveillance. Les tensions et les risques de passage à l’acte s’en trouvent exacerbés.

Que dire par ailleurs des conditions d’accueil qui, fatalement, sont devenues indignes, je ne développerai pas ce point.

Cette situation est inacceptable car contraire à l’éthique de la profession, destructrice un peu plus encore pour les personnels et ceux qu’ils ont en charge de soigner, intolérable dans une société moderne comme la notre et insupportable pour les élus que nous sommes dont la mission est de tout mettre en œuvre pour améliorer le quotidien de nos concitoyens quelque soit l’endroit où ils se trouvent.

Les solutions existent. Encore faut il pouvoir les exprimer et les partager.

Je me permets Monsieur le Directeur d’insister auprès de vous pour que vous receviez dans cet esprit une délégation intersyndicale des personnels du CHR comme ils vous l’ont demandé. »