Communiqué de l'ADECR 76
Suppression de la Taxe Professionnelle : Un très mauvais coup porté aux Collectivités locales.
Jeudi 5 février, le Président de la République a décidé de s'exprimer à la télévision pour tenter de « répondre » à la forte mobilisation du 29 janvier et aux inquiétudes des françaises et des français.
Sur un discours particulièrement flou avec comme objectif essentiel de justifier sa politique nocive, le point fort qui émerge, c'est l'annonce claire de la suppression pour 2010 de la Taxe Professionnelle.
Il répond en cela à la demande de Madame Parisot, la Présidente du Medef.
La Taxe Professionnelle, c'est la ressource principale des collectivités locales. La diminuer, voire la supprimer, c'est soit limiter fortement l'activité des collectivités aux services des populations, soit augmenter les impôts sur les ménages, ou les deux conjointement.
C'est par ce biais que les entreprises contribuent à l'aménagement et aux services locaux dont elles profitent.
Ce n'est pas la proposition floue d'une éco-taxe, d'une taxe « carbone » qui remplacera financièrement la perte de la TP.
Il s'agit bien d'un nouveau cadeau aux entreprises. Cette mesure fait suite à l'allègement déjà en vigueur de la Taxe Professionnelle du fait de son plafonnement.
C'est une décision qui remet en cause le service public local et qui s'inscrit dans la volonté de voir le pouvoir en place supprimer tous les obstacles, tous les lieux de résistance à sa politique.
Alors que les effets de la crise sans précèdent du capitalisme, se font sentir durement, la décision du gouvernement en accentue encore les conséquences sur les populations.
C'est inacceptable !
Rappelons que, loin de vouloir en rester au statu quo, les élus communistes et républicains se prononcent pour une véritable réforme des finances locales, pour une Taxe Professionnelle qui soit modulable en fonction de l'emploi et de la formation existant au sein de l'entreprise et qui mette à contribution l'ensemble des revenus et notamment les placements financiers spéculatifs.
ROUEN le 06 février 2009