Le Conseil Général de Seine Maritime s'est réuni le 25 novembre pour débattre des orientations budgétaires du département pour 2007. Avec la « décentralisation Raffarin », qui a transféré des compétences nouvelles, sans les moyens financiers correspondants, c'est 84 millions d'euros que l'Etat doit à la Seine Maritime. Avec la réforme du plafonnement de la taxe professionnelle qui profitera surtout aux grosses entreprises, c'est 8 millions d'euros qui manqueront également au budget départemental.
Un Département qui voit par ailleurs exploser ses dépenses sociales notamment celles du RMI et de l'APA, en raison de la « précarisation et de la smicarisation » accrues de ses habitants.
Recettes en baisse, dépenses en hausse : si rien n'est fait, on va dans le mur. Deux logiques s'affrontent alors : baisser les dépenses (c'est la thèse libérale), ou augmenter les recettes : c'est ce que les élus communistes préconisent, avec leur proposition de TAF, taxation des actifs financiers des entreprises.
Une proposition qui n'a cependant pas trouvé d'écho sur aucun autre banc au Conseil Général. De la droite, ce n'est pas étonnant. Il reste à convaincre les élus des groupes socialiste et Démocratie et Liberté de s'y rallier.

